Un peu plus de 17 heures que nous sommes levés… et toujours pas remis des émotions vécues ce matin ! 3500 personnes environ s’étaient donné rendez-vous le long du parcours pour encourager les coureurs pour leur 3e étape (2600 mètres de dénivelée positive… un randonneur moyen randonne à environ 400 mètres heure, on va dire). Patrick avait monté son accordéon à qui il avait offert pour l’occasion une petite cure de tuning : mini-drapeaux tricolores, stickers du fromage de beaufort, branche de sapin, c’est la “Beaufortain touch” ! Il a joué quelques ritournelles d’amour à ces champions qui rêvaient probablement de la douceur des bras de leur femme, dans la dernière montée !





Quel labeur, quelle bavante quand on y songe ! Mais à vrai dire, nous, on n’y pense pas vraiment à leur effort, quand ils arrivent. On ne pense qu’à une chose : crier le plus fort possible pour que ceux qu’on encourage nous entendent dans cette ambiance de tour de France ! Ceux que j’encourageais un peu plus fort pour ma part, c’était les coureurs du club multisport d’Arêches-Beaufort, Grégory Gachet et William Bon-Mardion. Donné favoris par beaucoup, dont moi, ils sont pour l’instant 4e. Le podium semble fort compromis, quelle tristesse, qu’ils doivent être déçus…
Alors pour leur remonter le moral, je voudrais leur raconter, ainsi qu’à vous chers amis du blog, cette petite anecdote vécue ce soir au briefing presse. Lorenzo, journaliste italien, arrive et s’assoit à mes côtés, près de Piotr, journaliste slovaque, il lui lance “Ça va, Willem ?” Piotr lui répond, “Woui, trééé bien, et toi, Grégory ?”. Devant mon air interrogateur, ils m’expliquent que ça fait deux jours qu’ils jouent à être Greg et Willy !! Passé 30 ans, c’est toujours drôle de voir comment on peut rester des enfants parfois… Mais ce n’est pas tout, voilà Lorenzo qui surrenchérit “ J’ai été obligé de faire du stop tout à l’heure, je monte dans la voiture du type et lui dit “Tu as fait une bonne course ?” en voyant qu’il était habillé comme un coureur. Il me répond “Ouais, bof…”, je lui demande combien il termine, il me répond… 4e ! Alors je lui dis, tout penaud, “Euh, tu t’appelles comment ?” Il me répond “William” Je riais tellement que je n’ai pas réussi à lui dire que je m’appelais… Grégory !!!” End of the story. MC rend le micro pour aujourd’hui.
écrit par Myriam
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